Partagez|
Carlyle Vangelis
avatar
Âge : 23
Date de naissance : 19/10/1993
Nombre de messages : 101
Date d'inscription : 16/07/2014
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Carlyle Vangelis Mar 4 Oct - 20:55

Cranä Legends ©️ Fiche personnage


L'hôte silmérian

Sexe : Homme
Âge : 23 ans
Discipline : Guerrier
Élément : Terre
Allégeance : Lufénia
Guilde : Rivelarme

Aspect physique : 1 mètre 85 pour 88 kilos. Possède de nombreuses cicatrices sur le corps provenant de batailles diverses, dont une énorme partant du haut du torse jusqu'à la hanche, qui représente la marque de Lücian. Les cheveux bruns ont pris une teinte grisée à certains endroits, cela étant sûrement dû au traumatisme récent lié au fait d'avoir recouvré ses souvenirs. Le corps semble parfaitement entraîné au corps à corps, ce qui est indispensable pour un guerrier. Les yeux verts ont un scintillement très étrange, caractéristique du pouvoir des Zörgiens. Bien plus à l'aise avec une tenue légère, qui se justifie par sa discipline et son manque de prudence, Carlyle arbore du cuir souple ou dur, accouplé à de la fourrure selon les saisons. Les seules protections qu'il s'accorde à porter sont des extensions en fer placées sur les rotules et les coudes, pensées pour le corps à corps, et une plaque d'onyx taillée placée sur le torse, très scintillante mais peu encombrante, ne protégeant que les points vitaux tels que le cœur ou les poumons. Avec son nouvel emploi, le Roi d'Agharta a appris à porter les vêtements traditionnels de sa famille, qui ne changent guère de ses goûts, sauf en matière de qualité.

Caractère : Carlyle est un homme nouveau depuis qu'il a recouvré ses souvenirs. Autrefois arrogant et suicidaire pendant ses années de mercenaire, sa rencontre avec Ëra lui a été salutaire afin de comprendre l'importance de sa vie. Plus calme et sage, c'est aussi grâce à Lücian qu'il est devenu l'homme qu'il est aujourd'hui. Mais les jeunes années lui ont laissé des traits particuliers, comme certaines valeurs telles que la loyauté, la protection envers autrui, le respect, mais aussi la fierté et l'imprudence au combat ; chose qu'il ne peut refréner quand l'adrénaline lui fait sortir de sa cage l'impétuosité. Après avoir appris que Lücian lui avait menti sur son passé, il fut dévasté mentalement, jusqu'à vouloir en terminer avec la vie. Mais Lücian, malgré la rancœur qu'il lui portait, a tenu bon et lui a permis, malgré ses dires, de remonter la pente. Avec ce passé déjà bien rempli pour un jeune homme de 23 ans, Carlyle peut gouverner son royaume, mais semble encore tourné vers le passé. Cette douleur permanente lui a apporté une mélancolie maladive qui n'est contournée que dans les moments qui le rendent excité et concentré : en risquant sa vie l'épée à la main.

Relation avec le galadrim : Carlyle a toujours considéré Lücian comme la sœur qu'il aurait pu avoir. Malheureusement, même si un attachement particulier - mêlé de loyauté, d'amour et de respect - le lient à sa déesse de lumière, force est de constater que des tensions apparurent entre les deux guerriers dès lors que Carlyle sut que Lücian lui avait caché la vérité pendant deux décennies afin de le protéger. Ne considérant pas cela comme une excuse suffisante, et sûrement aussi par fierté, Carlyle est depuis la révélation quelque peu distant et rancunier envers sa "grande sœur". Néanmoins,  Sur le champ de bataille, les deux compagnons sont redoutables et accordés à merveille malgré les difficultés. Derrière cet attachement pour sa déesse se cache quelque chose de plus profond, qui semble quelque peu perturber Carlyle, jusqu'à l'interroger sur la vraie nature de sa relation avec Lücian.



Le galadrim

Sexe : Femme
Race : Ërendyl
Élément : Lumière

Aspect physique : Telle une reine guerrière, Lücian allie grâce et brutalité aux yeux des autres. Sa beauté, héritée de sa mère, l'a bénie d'un visage doux et apaisant, qui s'avère être trompeur pour ceux qui ne connaissent pas sa force. Très lumineuse, sa peau semble avoir été conçue par le firmament. Bien qu'elle puisse être aux côtés de Carlyle sous une forme réduite d'environ un mètre soixante-dix, sa véritable forme originelle la fait dépasser les trois mètres de haut. Très gracieuse, elle arbore une carrure élancée mais non dépourvue de courbes. Ses yeux, très magnétiques, arborent une couleur violette. Toutefois, rares sont les fois où elle ouvre les paupières, leur scintillement étant très intense. Sa chevelure, très fine, s'avère particulièrement longue et belle. D'un marron très sombre, elle se termine par deux tresses majestueuses, agrémentée d'ornements dorés. L'armure que Lücian porte irradie de lumière, et laisse des centaines de poussières dorées sur son passage. Sa robe et sa cape sont faites d'un tissu souple et bleu de nuit particulièrement attirants. Ses mains précieuses que recouvrent un bandage blanc tiennent la plupart du temps une épée impressionnante et scintillante qui contient l'élément de la lumière. Son nom est "cosmos". Même si elle ne les utilise pas souvent, deux grandes ailes de plumes blanches peuvent lui sortir du dos en cas de besoin.

Caractère : Lücian est une déesse sage et calme, pourvue d'un fort instinct protecteur envers ceux qu'elle juge dignes de survivre. À l'instar de sa mère Lufénia, et également de Carlyle, son plus grand défaut est sa fierté de guerrière, qui lui apporte une flamboyance démesurée en combat très à l'opposé de ce qu'elle peut montrer à l'accoutumée. Rarissimes ont été les fois durant les siècles où la déesse s'est laissée déborder par les événements, mais chaque hôte s'en est souvenu. Impérieuse et juste, Carlyle n'a jamais remis en cause ses paroles et décisions, jusqu'au fameux jour de la révélation. Malgré cette froideur apparente, Lücian demeure accueillante, et a appris aux côtés de son hôte des choses sur son intériorité dont elle ne soupçonnait pas l'existence. Sa mélancolie est un trait qu'elle partage avec Carlyle.

Relation avec l'hôte : Du fait de son appartenance séculaire à la dynastie des Vangelis, Lücian a forgé un lien impérissable avec chaque descendant. Toutefois, le cas de Carlyle est pour elle bien plus spécial car il fut le seul, parmi tous ses hôtes, à avoir autant besoin d'elle dans les moments sombres qu'il a vécus. Mère de substitution durant son enfance, elle fit également office de grande sœur pendant son adolescence. Ses différents rôles l'ont conduite à réfléchir sur le véritable lien qui les unit aujourd'hui. Même si elle s'y était refusée, le moment de révéler la vérité à Carlyle fut pour elle à la fois une douleur et un soulagement. Le mensonge qui la rongeait a altéré leur relation, mais si elle devait le refaire, nul doute qu'elle choisirait de ne rien lui dire afin de le préserver.



Histoire


Deuxième Âge de Cranä – An 135 – Mortefeuille.
Agharta.


Je me nomme Carlyle Vangelis. Je naquis en l’an 135 Mortefeuille du deuxième âge à Agharta. J’étais le fils d’Haröd Vangelis et de Juno Sigürdval, le couple royal de la cité des lacs. Ma sœur, Shïska, était de quatre ans mon aînée. Promis à un grand avenir, j’étais le seul successeur de ma lignée, considérée comme l’une des plus prospères et respectées sur Cranä. Ma lignée et celle de ma mère étaient les seules de sang royal à être d’ascendance nordique, le peuple natif d’Eölendyl. Alors que je naissais, rien ne me préparais à tout cela. J’allais devoir prendre sur mes épaules le destin de toute ma famille, et endurer quelque chose qu’aucun enfant ne devrait endurer.

Deuxième Âge de Cranä – An 138 – Tombeneige.
Agharta.


Après trois ans de découverte du monde sous mes yeux innocents, le mal vint éclabousser ma famille d’un poison insidieux. La famille de ma mère, les Sigürdval, était liée à nous par le mariage de mon père le roi d’Agharta et descendant de Sirion Vangelis avec leur fille aînée : Juno. Ma mère souffrit longtemps de ce mariage arrangé, non pas qu’elle n’aimait pas mon père, mais ce qu’il se passait sur Terra la torturait. Alliée à l’Empire qui était en pleine expansion à l’époque, Pointefer, le haut-lieu d’Hÿlandyl dirigé par les Sigürdval, commençait à se diriger vers une pente glissante et moralement discutable. Divisées, nos deux familles eurent des tensions, qui finirent par une entente lors d’un banquet historique qui scella mon destin. Alors que la fête battait son plein, Tündal Sigürdval, le frère de ma mère tua l’assemblée et infiltra le château. Bien que la culpabilité se lisait sur son visage, la pression de l’Empire sur sa famille était plus forte. Mon père, aussi puissant qu’il était, ne put contenir l’armée adverse. Désemparé, il accepta sa mort à venir avec honneur. Alors que les attaques élémentaires fondaient sur lui, ma mère s’interposa en tentant de sauver Shïska, perdue au milieu de l’horreur. Elles moururent sous les yeux impuissants de mon père et de Tündal, qui avait pour ordre de ne tuer que le roi et son successeur mâle.

Je vis à mes trois ans ma sœur et ma mère mourir sous les flammes dans des cris atroces. Ce feu élémentaire deviendra par la suite une phobie refoulée. Mon père me porta hors du tumulte tout en se prenant une flèche à l’épaule. Enfermés dans la tour d’observation, en larmes, il me confia son héritage : Lücian. Le transfert fut violent. N’étant pas fait dans les règles du rituel, le galadrim Ërendyl me transperça et ravagea mon corps en me marquant d’une énorme cicatrice lumineuse sur le torse. Tout en m’embrassant sur le front, mon père ordonna à Lücian de m’envoyer là « où l’espoir persiste encore ». M’envolant dans les cieux dans une bulle de lumière, je vis mon père s’éloigner sous mes cris. La dernière image que j’ai de lui à ce jour est celle d’un homme tirant son épée scintillante face à une dizaine de soldats. Alors que le sommeil m’emportait, flottant au dessus des nuages, je sentis ma mémoire et mon chagrin s’évaporer dans l’air. Lücian effaça ma mémoire. En cette nuit noire et neigeuse, je débarquai sur Hÿlandyl, une terre venteuse et sans concessions.

Deuxième Âge de Cranä – An 139 – Hurlevent.
Hÿlandyl.


Je fus recueilli par un clan humble et modeste des terres venteuses, les « Sangd’ours ». N’ayant eu aucun enfant depuis des années, je fus rejeté par les jeunes, mais accueilli par les anciens comme un bon présage. Hÿlandyl étant une terre de guerriers traditionalistes, je fus soumis au rituel des Sövengar. Une prophétesse ayant le pouvoir de Psyölingas sonda mon avenir, et y vit du potentiel. Gräm et Siggy n’ayant jamais eu de prophéties prometteuses, je fus accepté au sein de la famille par tous. Un an après avoir été adopté, je commençai un entraînement inhumain et cruel ayant pour but de me tester. Trop jeune pour me battre, je fus mis à l’écart pendant un temps et traité durement même pour un enfant de quatre ans. Passé l’âge de raison, je dus puiser dans mes ressources pour survivre sur ces terres hostiles, presque livré à moi-même. Le transfert de force de Lucian par mon père me laissa des séquelles, qui jusqu’à aujourd’hui me firent cracher du sang quotidiennement. Cette maladie m’affecta beaucoup mais me rendit plus fort. Lücian fut pour moi une deuxième mère, qui me consola dans les moments sombres de cette période.

Deuxième Âge de Cranä – An 147 – Givresol.
Hÿlandyl.


Pour mes douze ans, je passai devant l’épreuve de passage : le combat des élus. Chaque famille apporta son enfant ayant survécu à l’entraînement. Les filles se battirent entre elles, et je fis de même avec les garçons de mon âge. Même avec mon expérience d’aujourd’hui, je me souviens de ce jour comme d’un jour sanglant comme aucun autre. Je fus le dernier debout, couvert de sang. Ce jour fut celui de ma renaissance, en tant que « Craven » Sangd’ours dit le « sanglant » en vieux silmérian. Accueilli chaleureusement par ma famille, je ne réalisais pas que je la hissais de plus en plus vers le sommet, elle qui n’avait jamais eu de prophétie. Lücian changea de statut et devint une sœur avisée.

Deuxième Âge de Cranä – An 153 – Doucebrise.
Hÿlandyl.


L’an 153 Doucebrise fut pour moi un moment mémorable et un tournant décisif dans ma vie. L’âge d’homme me confronta à la dernière épreuve pour devenir un Sövengar : le basilic, une des créatures les plus dangereuses au monde. Habitué à survivre en territoire hostile, je partis chercher ce monstre redoutable qui était l’objet de légendes terribles dans la contrée. L’enjeu était de taille pour moi et ma famille. Sois je rentrais vivant, muni de la tête du monstre, et je devenais le successeur de la famille, ou alors je mourais, contredisant la prophétie. Baigné dans l’obscurité, la grotte marine abritait un basilic vieux de cinquante ans. Pernicieux et rapide, la créature me brisa deux côtes pendant l’affrontement. Trop désavantagé dans le noir, Lücian voulut m’aider, mais je refusai son aide. Je devais gagner seul. Je consentis à me laisser attraper par les crocs du reptile afin de pouvoir lui porter le coup fatal sans qu’il puisse esquiver ma lame. Empoisonné, je fus sauvé par celle qui devenait pour moi bien plus qu’une simple confidente. Victorieux et déchaîné, je rentrai dans mon village avec la tête du basilic tirée par deux bœufs : j’avais accompli la prophétie. En émoi, Gräm me prit dans ses bras et me susurra ses mots qui aujourd’hui encore me restent en tête : « Merci fils. Merci d’être tombé du ciel pour nous ». Promis à régner à la suite de mon père, un événement vint bouleverser cette victoire.

Deuxième Âge de Cranä – An 153 – Tombeneige.
Hÿlandyl.


Alors que ma vie prenait un tournant nouveau et heureux, ma mère ne put tenir plus longtemps le secret, et conjura Lücian de me dire la vérité sur mes origines. J'appris la vérité sur mon passé de la bouche de Lücian, qui me rendit ma mémoire. Le choc fut terrible et les images affluèrent dans mon esprit. Je revis ma mère et ma sœur brûler, ainsi que mon père me dire au revoir avant de courir vers ses ennemis l’épée à la main. Courant dans les plaines humides, je criai jusqu’à en devenir muet. Terrassé par ce passé retrouvé, mes coups de poings sur un rocher à proximité ne furent stoppés que par les supplications de Siggy et les bras protecteurs de Gräm. J’appris que mon père adoptif était un des anciens amis d’Haröd, avec qui il avait vécu maintes campagnes. Afin de me sauver, il m’avait envoyé ici. Ce jour fut pour moi le plus douloureux de ma vie, et mon corps en fut touché, avec une grisaille qui apparut sur ma chevelure quelques temps après. Dévasté, j’en voulus à Lücian terriblement, même si aujourd’hui je comprends sa décision. C’est avec une certaine émotion que je partis pour le sud d’Yrönyl, voulant mettre un terme à ma maladie, et pour me venger. Ma quête ne pouvait se faire sans renommée et puissance, et pour ce faire j’avais besoin de l’aide du clan des Ysmiraï, réputé immortel et possesseur d’un secret qui pouvait sans doute me soigner. Par la suite, mon but était de rencontrer le clan des Zörgiens, ces guerriers vigoureux détenteurs d’une force surprenante. Etant descendant de leur reine, qui était la femme de Sirion Vangelis, j’eus en tête l’idée de découvrir leur secret afin de devenir plus fort.

Deuxième Âge de Cranä – An 154 – Bellefleur.
Dünassa.


Reprendre mon trône et venger ma famille, tel était mon but. Le Printemps de l'année suivante, j’arrivai enfin à Dünassa, la région du sable argenté. La guerre faisait rage en ces lieux, et je pus approcher les Ysmiraï lors d’un conflit contre l’Empire. C’est là que je rencontrai Dëa Orblanc, fille d’un des aînés du clan. Son visage angélique et ses yeux d’argent me charmèrent. Je savais qu’elle était bénie par l’immortalité quand je sus qu’elle était âgée de soixante ans. L’ayant sauvée de cette attaque de l’Empire de Djinassä, elle me fit rencontrer son clan, qui me gratifia d’un accueil respectueux. Je passai plusieurs semaines parmi eux, et j’eus l’honneur de boire l’eau sacrée de Djinn. En quelques jours, ma maladie s’atténua, et les sages affirmèrent que je ne risquais plus rien. C’était le cas : en deux semaines, je ne crachai du sang qu’une seule fois.

Dëa et moi devinrent amants, mais la guerre nous ramena très vite à la réalité. Guerrière tout comme moi, elle me fit comprendre la complexité du conflit, dont je faisais partie moi aussi avec ma famille d’Hÿlandyl menacée par Pointefer et l’Empire. Poussé par un amour aveugle, je lui promis de vite mettre un terme à la guerre, mais sa sagesse eut le dessus. Elle me dit qu’il me faudrait des années pour rétablir l’ordre dans mon royaume, que la guerre ici durerai plusieurs années, qu’elle ne pouvait pas laisser sa famille et qu’elle ne voulait pas m’attendre ; non pas parce qu’elle ne m’aimait pas, mais parce qu’elle ne voulait pas m’obliger à la garder dans mon cœur. De son côté, le respect envers elle m’obligeait à lui dire de continuer à vivre, une femme aussi importante étant convoitée par beaucoup de prétendants. Avant de partir, elle me dit ses mots « Tu as déjà trouvé la personne qu’il te faut. Elle est sous tes yeux, mais tu refuses de la considérer comme telle ».  

Deuxième Âge de Cranä – An 155 – Doucebrise.
Zörgral - Anshakä.


Après avoir passé une année inoubliable parmi les Ysmiraï, j’atteignis la région de Zörgral. Je ne tardai pas à rencontrer les Zörgiens, le clan dont mon ancêtre était la créatrice. Fiers et puissants, ces guerriers à mains nues reconnurent en moi leur reine, et me firent passer le rituel de la rivière cosmique. Accessible uniquement par accord des membres et pour ceux affiliés à l’élément Terre, ce pouvoir fut pour moi une bénédiction. Submergé par cette énergie, je vis mes yeux devenir scintillants et une vigueur nouvelle m’envahir. Ma force physique s’amplifia et c’est ainsi que je devins membre du clan. Lors de mon séjour parmi les Zörgiens, je rencontrai le clan des Draknä, des mages surpuissants et sages. Parmi eux, un mystérieux homme à la chevelure immaculée retint mon intention. Amputé d’un bras, l’homme me sembla venir de loin tout comme moi. Nous ne pûmes converser très longtemps, mais au fond de moi, une intuition me dit que nous nous reverrions dans un futur proche.

Deuxième Âge de Cranä – An 155 – Mortefeuille.
Dornmünd.


En rentrant sur ma contrée natale, j’appris que Tündal était un roi qui appréciait la compagnie de grands guerriers, avec qui il proposait des contrats très avantageux. Même si mon esprit était aveuglé par la vengeance, je savais qu’il était trop risqué d’attaquer de front. Je devais m’infiltrer à Agharta. Afin de me faire connaître de Tündal, j’allai à la confrérie des mercenaires Griffetoison. Pendant mes deux années passées là-bas, je voyageai beaucoup, retournant à la fois sur Terra, mais aussi offrant mes services sur Spira, Gaïa et Héra. Je fus à la fois tueur de brigands, soldat de fortune lors de campagnes, garde du corps mais aussi tueur de pirates sur la mer de Solorâ. Imprudent et sanguinaire, Lücian s’inquiéta pour moi, me jugeant suicidaire malgré mes talents certains pour le combat. J’étais aveuglé par mon but et ne l’écoutait pas.

Lors d’une mission consistant à explorer Durzag, je fis la rencontre du tout puissant Dülvyr après avoir tué un dragon de terre. Ayant failli mourir, le tout puissant dragon aurait pu me tuer facilement, mais il me respecta pour avoir tué un de ses rejetons, et m’offrit de ses yeux scintillants un joyau ainsi qu’une de ses écailles qu’il me conseilla de fondre et de mélanger à d’autres minéraux afin de créer l’épée la plus solide jamais forgée. Je pris une des cornes du dragon que j’avais tué et partis pour Terra afin de prendre de la pierre d’Onyx, gardée par mes compagnons Zörgiens : la roche la plus dure au monde. Cette épée magnifique et lourde fut imprégnée de mon sang, et je la surnommai « Béliade », dit le « joyau écaillé ». Fort de cette nouvelle arme, j’arpentai les champs de bataille tel un fou sanguinaire. Lücian me supplia alors d’aller voir Ëra, la réincarnation de Lufénia, sa mère. Mes sentiments pour mon galadrim me firent céder, et je rencontrai alors la nymphe divine à Prötée.

En quelques semaines, je devins un homme plus sage et apaisé, et je portai allégeance à la déesse en échange de pouvoirs particuliers. Je peux dire aujourd’hui que je fus sauvé ce jour-là. Sans cette rencontre, je serais mort. Après cela, je partis pour Héra en tant que renfort où j’allais rencontrer une deuxième fois l’homme mystérieux des Draknä, au sein de l’armée de Méphystö. Devenu un « Gardien », nos retrouvailles se firent sur le champ de bataille face aux hordes d’Azalem, et j’appris qu’il était de sang royal. Nous nous quittâmes et je lui promis de l’aider à retrouver son honneur. Son nom était Ashräm Von Arius. Alors que je me faisais un nom au sein de Griffetoison, je participai à la fête des guerriers dans l’arène de Dornmünd qui se déroulait chaque année. Je gagnai le tournoi et vit ma statue et mon nom gravée dans le hall des guerriers. C’est alors que Tündal entendit parler de mon nom, et me convia à un banquet. Mon heure était venue.

Deuxième Âge de Cranä – An 158 – Saintazûr.
Agharta.


C’est avec un calme religieux que je passai les portes du château des Vangelis, gardé par les troupes de Tündal Sigürdval, roi d’Agharta depuis vingt années. Détendu et accueillant, le roi me convia à sa table. Avec le recul, je crois que jamais je n’aurais pu atteindre mon but si j’avais suivi mon instinct empli de vengeance. Alors que la fête battait son plein je décidai d’entrer en action. Conservée sur un socle mural, Daïnslef, l’épée de la famille, était sous mes yeux. Selon Lücian, j’étais le seul homme actuel à pouvoir la manier par la pensée. En une seconde, l’épée refléta ses runes bleues et vint en tournoyant au dessus de ma tête en un bruit strident. Tündal, abasourdi, sut en un instant qui j’étais, tout comme le reste de l’assemblée. Seul un Vangelis pouvait révéler le pouvoir de l’épée. Tout le monde sut que le fils disparu et successeur légitime était revenu. Les soldats n’intervinrent pas, laissant Tündal seul. Vingt années d’attente se diluèrent en un seul coup d’épée. Mourant dans mes bras, Tündal me confia que mon père était vivant, et que le Temps l’avait pris dans ses griffes. Regrettant la mort de sa sœur, je sus qu’il n’était qu’un pantin aux ordres de Pointefer et de l’Empire.

Le Calme revenu, une liesse populaire s’empara de la cité. Le roi était revenu, et le couronnement ne se fit pas attendre. Désemparé par tant de reconnaissance, Lücian me réconforta et me permis de lentement prendre mes marques. Je quittai Griffetoison et laissai le nom de Craven Sangd’ours derrière moi, sans oublier ceux qui comptaient pour moi de l’autre côté de Cranä. Alors que je devais reconstruire mon royaume laissé à l’abandon par Tündal, la confrérie des Rôdeurs de Louperdu vint à moi en secret, me proposant de rejoindre leur cercle afin de m’aider à rétablir la paix en échange d’une aide similaire. J’acceptai sans hésiter, sachant que mon père avait fait partie de leur cercle dans ses jeunes années. Malgré mon héritage retrouvé, la douleur était toujours là. Il me fallait protéger Hÿlandyl et les Ysmiraï de la menace de l’Empire. De plus, le vrai instigateur de la tuerie de ma famille était encore vivant. Ma prochaine cible était Dörne Sigürdval, le chef nordique de Pointefer. Afin de participer à l'essor de ma cité, j'entrai dans la guilde de Rivelarme en tant que membre, et non en tant que roi.

Je songeai alors au chemin que j’avais parcouru et au chemin qu’il me restait à parcourir. Traversé par une mélancolie cruelle, mon œil était encore tourné vers le passé. Mais je savais que mon père était encore en vie quelque part ; il fallait que je le trouve. Alors que mon règne commença, Lücian me rassura quant à l’avenir, malgré mon manque d’expérience et d’alliés politiques. Je devins roi, sans rien, sans amis, ni conseillers. Le chemin serait long, mais dans mes pensées je savais qu’une personne pouvait combler ce vide qui m’attirait vers le bas : un roi, exilé tout comme moi. Cet allié en devenir était la première étape de mon voyage. Cet homme porte le nom d’Ashräm Von Arius.

À propos de vous

Pseudo / Prénom : Tony
Âge : 23 ans
Hobbies : Lecture (romans, mangas, comics), cinéma / séries / animés, balades en forêt, écriture, jeux-vidéo Very Happy
Depuis combien de temps fais-tu du rp ? J'ai commencé il y a environ 8 ans, avec une grande pause pendant des années.

Cranä Legends ©️ Fiche personnage
Carlyle VangelisVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1