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Valérius Von Drakul
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MessageSujet: Valérius Von Drakul Ven 13 Jan - 15:54

Cranä Legends © Fiche personnage


L'hôte silmérian - Valérius Von Drakul

Sexe : Homme.
Âge : 42.
Discipline : Conjurateur.
Élément : Eau.
Allégeance : Palazür.
Titre : Le Comte Sanglant.

Aspect physique : Valérius est un homme d'une haute stature, atteignant le mètre quatre vingt dix, il est affublé d'une mâchoire solide, d'une importante pilosité faciale, d'un nez fort et d'yeux couleur d'automne très clairs. Ses traits sont marqués, raffermis et si son âge est d'origine visible sur son visage, sa pratique des magies les plus sombres l'a rendu plus vieux d'apparence qu'il ne l'est, mais il demeure loin d'être un vieillard. Pour preuve, son regard intense, cette manière dérangeante de fixer autrui et sa démarche ferme bien que tranquille lui donnent un charme ténébreux, parfois inquiétant.

Sa chevelure est cendre d'origine, très sombre mais l'âge et l'impact de la magie noire ont fait apparaître une couche grisonnante dont il ne peut plus se débarrasser. Il aborde un cou de taureau et de larges épaules, son corps n'est pas tellement en reste, sa jeunesse de fermier lui accorde une bonne musculature et ses mollets témoignent de nombreuses courses éreintantes.

Il est toujours vêtu d'une chemise de noble rouge sombre, d'un gilet noir, d'un pantalon et de bottes tout aussi noirs. Son grand manteau tombant jusqu'à ses pieds et remontant en un grand col autour de son cou achève la noirceur du tableau, fermé sauf exception par des boutons d'argent, il cache le reste de ses vêtements et possessions.

Caractère : « Valérius est sans aucun doute l'individu le plus perfide et parmi les plus imprévisibles qu'il m’ai été donné d'affronter un jour. Le traquer fut une frustration et une douleur sans nom, car contrairement à la plupart des noirs esprits, la domination, la destruction et la démonstration de ses pouvoirs ne sont pas ses seuls méthodes, cachant ses pires armes sous la forme invisible de la pensée. Plus encore, ce sont des attraits qu'il a appris à maîtriser et retourner contre les héros piégés par ces à-priori.

C'est un habile manipulateur, qui prend un malin plaisir à jouer de désirs de ceux qui l'entourent, a pousser les êtres déjà engagés sur le sentier de l'arrogance et du crime par-delà leurs limites morales et leurs nerfs afin de les inciter à la faute irréparable qui les transformerait en monstre, pour mieux les plonger dans leurs ténèbres les plus inavoués et la mise en oeuvre du chaos. Un exercice de corruption qu'il use avec un taux de réussite qui frôle l’obscénité, à mon grand désarroi. Même les esprits nobles ne sont pas à l'abri de sa sombre influence, combien de héros n'ais-je pas vu tomber dans la folie ou le crime pour avoir pensé parvenir à le détruire sans y risquer leurs âmes ?

Nombreux ils furent, ceux qui échouèrent à tenter de mettre à défaut cet homme, si on peut encore le considérer comme tel, car c'est avec une ruse méprisable qu'il se plait aux mises en scène superflues de victoires des justes comme d'horreurs inacceptables afin de mieux enterrer ses adversaires dans le désespoir, les écraser, ou au contraire dans un excès déplorable d'arrogance et d'impression de puissance illusoire avant de porter le coup fatal qui les mènent à la ruine.

A mon grand dam, il est vraisemblablement très instruit, intelligent et je le soupçonne de prendre racine dans la noblesse de Gaïa, ou alors parvient-il à feindre brillamment un rang qu'il n'a pas eu de naissance, j'ai peine à trouver une réponse. Il n'empêche que ses agissements ne sont jamais dénués d'intérêt ou de machiavélisme, il eut un jour ces mots que je n'oublierais jamais : il n'existe pas de véritable désespoir, sans avoir au préalable insufflé cette lueur d'espoir, même infime, qui briserait la volonté des plus grands esprits.

Le contrôle dont il semble capable sur chaque conflit qu'il provoque et dans ses pratiques de la magie, de même que chaque idée qu'il parvient à implanter dans l'esprit de ses proies, révèlent autant de talents en stratégie militaire que d'empathie vicieusement mise à contribution par un caractère froid et implacable. Car là est l'origine de sa noirceur : sa pratique de la magie du sang, la raison de son titre de Comte Sanglant et le pire usage que je n'eus jamais vu des dons des dieux, plus encore qu'il use de ce pouvoir à des fins profondément vils.

Je ne puis que prier pour les victimes innocentes qui viendront à tomber entre ses griffes, avec autant de pitié que pour les combattants qui se feront prendre dans son piège, si ce monstre venait à sortir de sa léthargie pour ramper hors de son antre. Et je ne puis qu'admettre mon échec à tenter de m'en saisir pour le livrer à la justice, en bénissant ceux qui après moi, mettront tout en oeuvre pour faire ce que je n'ai pas pu faire. »

- Le Carnet d'un Chevalier de la caste de la Lumière, membre de la Guilde de Justéclat, aujourd'hui décédé.


Relation avec les galadrims : Valérius est parvenu à obtenir une influence dominante sur ses Galadrims. Bien qu'ils soient descendants des dieux et de ce fait tout puissant, l'hôte a su se servir à son avantage du besoin crucial des Galadrims à résider dans son corps, particulièrement par la présence de deux Galadrims égaux d'existence qui se font rivalité, ce qui donne à Valérius la position de médiateur et de décideur. Au début, les Galadrims se montraient assez revêches, mais leur hostilité mutuelle et leur impossibilité à pouvoir éradiquer l'autre ou décider à la place de Valérius a donné l'opportunité à celui-ci de se sentir non seulement maître de ces créatures divines, mais aussi de les menacer de trouver le moyen les sceller en lui, ou pire de se tuer s'ils n'obéissaient pas, ce qui aurait pour résultat de les bannir un siècle entier.

Sous le joug de leur hôte et impuissants à se rejeter mutuellement, les Galadrims vinrent à se soumettre en quelque sorte et si Valérius ne le cri pas sur les toits, enfin en l'occurrence dans son esprit bien occupé par trois consciences à part entière, il sait qu'il a tout pouvoir sur eux et n'hésite pas à leur donner des ordres et à les diriger lors de ses invocations. Puisque les Galadrims sont la source principale de son pouvoir, Valérius sait que sa domination est essentielle s'il veut demeurer puissant.

Pour autant, les deux créatures ne se laissent pas totalement faire, pour cause elles empoisonnent constamment son esprit de leur influence et de leurs chamailleries, le submergeant de leur extraordinaire essence élémentaire résolument bien supérieure à celui du mortel qu'il est, ce qui plonge Valérius dans un état d'oppression permanente. La vraie tranquillité lui est inconnue et il tire sa sérénité d'une mise en abîme de lui-même et d'une habitude à supporter le caractère envahissant, orgueilleux et colériques de ses compagnons.



Le galadrim - Chorr'Gal

Sexe : Mâle.
Race : Värda.
Élément : Foudre.

Aspect physique : Cette créature a la forme d'un terrible cyclope à corps d'ogre, comme les contes d'horreur peuvent le décrire. Immense comme une colline, aussi large qu'une fortification et plus lourd qu'un troupeau de bœufs, ce monstre divin est affublé d'un unique oeil d'une lumière éclatante, semblable à la foudre qu'il contrôle et sa large bouche est occupée par une centaine de crocs larges et longs comme une dague.

Son puissamment musclé corps, très poilu d'ailleurs et bien plus démesuré encore qu'on ne l'imagine, qu'il ferait du plus grand et robuste des hommes une frêle souris, est parcouru de nombreuses marques et motifs tatoués profondément par des moyens inconnus. On ne distingue de ces écrits mystiques que la forme d'éclairs, illustrant là encore son élément de prédilection.

L'artefact qui contient l'essence de Chorr'Gal est un grand et lourd pendentif en forme d'oeil, couleur rubis, porté par une large chaîne dorée sous la chemise de son hôte.

Caractère : Chorr'Gal est bestial, colérique et sournois. Aussi rageur que la foudre qu'il créé de ses mains, il est violent et animal, dénué d'égards ou du moindre soupçon de compassion, son esprit est nihiliste et ses méthodes affreusement destructrices. Quand Valérius le lance au combat, c'est un fléau ambulant qui ravage tout et provoque un chaos qui n'a d'égal que son infinie férocité, seulement intéressé à laisser libre cours à ses fantasmes de corps morcelés et de cris d'agonie des êtres inférieurs que sont les silmérians. Seul Valérius, son hôte et maître, est vu différemment.  

Relation avec l'hôte : Chorr'Gal a une relation très dépendante de Valérius, qu'il voit comme un maître dont il est le puissant animal. Ce monstre est loin d'être idiot : il sait qu'incarné, il pourrait balayer son hôte aisément mais il apprécie beaucoup la ruse et la perfidie de Valérius, surtout ses méthodes sanglantes car son hôte n'a aucun scrupule à lâcher à la première occasion son Galadrim pour répandre la destruction autour de lui.

Chorr'Gal est comme une bête en cage, qui rugit dans l'esprit de Valérius jusqu'à ce que ce dernier consente à le libérer, alors il s'adonne à ses pulsions enragées et laisse s'exprimer sa liberté exterminatrice. On ne peut décemment ranger Chorr'Gal dans la catégorie des Galadrims rusés et réfléchis, mais le fait est qu'il n'en a pas besoin et s'en fiche pas mal : c'est une formidable arme de chaos dont Valerius tire les ficelles et le Galadrim s'y retrouve tout à fait, ce qui le fait plus soumis que Ner'Azhul.



Le galadrim - Ner'Azhul

Sexe : Homme.
Race : Zalafür.
Élément : Ténèbres.

Aspect physique : Ner'Azhul est un géant comme le terme peut vraiment le définir, aussi grand que six hommes, son apparence semble squelettique, comme s'il était l'incarnation d'un seigneur de guerre à qui on refusa la paix de la mort. Pourtant, ce qui frappe en premier lieu, c'est que rien ne s'apparente à des os : son visage en la forme d'un crâne est fait d'un métal à l'origine mystérieuse et très terne de couleur, quasi-noir. Il en va de même pour tout son corps qui est une véritable armure effrayamment large et puissante. Des épaulières de trois fois la taille de celles des plus lourds chevaliers du continent, des bras épais comme des piliers architecturaux, tout jusqu'à ses mains à l'apparence de très épais gantelets seraient fait uniquement de ce métal sous forme d'une monstrueuse armure.

Seul un grand manteau noir, perdu sous ses épaulières et remontant d'une capuche sur son crâne, se démarque et vient par-dessus son armure jusqu'à ses bottes, fermé au buste par une énorme chaîne reliée à un sceau inconnu. Nul ne sait ce qui se cache sous cette armure, si tant est qu'il y ai vraiment quelque chose, mais son crâne absent d'yeux qui laisse un véritable néant transparaître, tend à penser qu'il n'y a que ténèbres sous cette carrure titanesque.

Il a constamment une prodigieusement grande et puissante épée, qui fait office de catalyseur de son pouvoir. Par cette épée, il répand les ténèbres qui émanent de tout son être et dont les effluves néantiques surgissent de tout son corps.

Caractère : Sombre, terrifiant et dépourvu de toute forme de sentiment, Ner'Azhul est une créatures impitoyable, fière et fascinée par la mort et ses secrets. Sa seule présence annihile l'espoir et la vie autour de lui, il est l'incarnation des ténèbres, qui corrompent, traumatisent et soumettent. Pour lui, briser les âmes est un loisir, tuer est une fin en soi et torturer les esprits est une distraction. Orgueilleux, Ner'Azhul est fait pour dominer et la demi-mesure lui est inconnue, pour lui asseoir sa suprématie revient à écraser tous ceux qui l'entourent, avoir le pouvoir exige d'assurer l'ordre absolu, avec froideur. Aussi supporte t-il très mal la présence de Chorr'Gal, qu'il voit comme une bête furieuse et chaotique nuisible occupant une place, un corps, qui devrait être sien seulement. Pour cela, il l'insulte constamment et se bat avec en permanence.

Il haït également Valérius, son hôte, si tant est que l'on peut véritablement parler de haine pour une créature qui ne ressent rien. Quoi qu'il en soit, s'il fut contraint d'accepter l'ascendant du conjurateur, il lui jura qu'un jour il se libérera de la malédiction du besoin d'un hôte pour lui arracher le coeur de ses mains et broyer son corps tout entier. Une promesse qu'il lui rappelle à l'occasion. On ne peut pactiser avec les ténèbres, sans finir par en être la victime.

Relation avec l'hôte : Comme entendu, il ne supporte pas d'être soumis à son hôte et se montre revêche et rebelle, quand bien même il consent finalement toujours à faire ce qui est attendu de lui. Son excessive fierté se heurte à l'orgueil de son hôte et il sent le besoin de commenter ses faits et gestes, de lui dire quoi faire, jugeant le silmérian inférieur, comme tout autre être dans ce monde misérable. A défaut de pouvoir dominer Valérius, il fait tout ce qui est en son pouvoir pou l'oppresser par sa présence. Il serait mentir que de dire que Ner'Azhul n'a pas d'estime pour son hôte à la hauteur de ses ambitions et de son caractère impitoyable et dominateur, mais il feinte bien son mépris, ne serait-ce que par dignité, ce qui le fait bien moins docile que Chorr'Gal.




Histoire

Il était une fois, un château qui avait été bâti au plus profond de la Vallée blanche, sur les terres de Gaïa. Cet édifice, entouré de quelques petites villages agricoles, était le domaine d'une prestigieuse famille de magiciens qui avaient, cinq siècles auparavant, élu domicile dans la chaîne de montagnes car ils étaient convaincus que leurs pouvoirs sur l'élément de l'air trouveraient leur paroxysme au plus près du ciel.

La famille Von Drakul, tel était son nom, était connue pour ses grands gardes noirs, habillés d’impressionnantes armures, ainsi que la propriété de divers domaines aux abords de Fämara, qui lui rapportaient de nombreuses richesses. Mais surtout, on en parlait pour son monopole dans la région de la fabrication des moulins à vent, constructions indispensables à la pérennité des sédentaires. Un monopole qui était possible grâce aux villages au bas de son château qui voyaient y vivre de solides artisans. Le plus précieux de ses biens restait le château en question, construit au sommet d'une petite montagne et qui ne possédait qu'un seul accès, un pont, puisque à deux pas à peine des murs du château, il n'y avait que le vide.

Le maître des lieux, Ulrich Von Drakul, était un homme dur, violent et répressif, qui se montrait tyrannique envers ses gens et leur prenait une grande quantité de leurs cultures sous l’œil impitoyable des gardes noirs interdisant toute rébellion et surtout, toute fuite. Pourtant, sa plus triste victime était son propre fils, Liam Von Drakul, qu'il battait, martyrisait et insultait à longueur de journée, le traitant de lâche et de vaurien. Cette colère était due, à l'origine, au don du petit Liam qui s'était découvert le pouvoir de manipuler les eaux, ce qui avait brisé l'héritage des Von Drakul, farouches adeptes de l'air. Nul ne sait pourquoi l'enfant avait reçu le don d'un autre dieu que celui de leur famille, mais le fait est que le garçon avait un pouvoir doux au contraire de l'usage brutal et fier de celui de son père.

L'enfant subit cette maltraitance toute son enfance, jusqu'à ce qu'un jour de pluie, alors qu'il avait à peine quatorze ans, il décida, couvert du sang des coups de fouet de son affreux père saoul, de quitter le domaine et s'enfuir. Il prit quelques maigres affaires, lui qui était pauvre en dépit de sa famille et tenta de sortir par la fenêtre de la cuisine du château, longeant la dangereuse crevasse pour parvenir jusqu'au pont en évitant le regard des gardes noirs. Mais il fut surpris par son père, qui avait constaté son absence dans sa chambre et lorsqu'il y fut reconduit, l'homme, fou de rage d'une telle désobéissance, frappa de plus belle le garçon jusqu'à tenter de l'étrangler en représailles.

Ne supportant plus cette barbarie injuste, le garçon se rebella, se débattu et sans vraiment s'en rendre compte, provoqua à son père de terribles saignements, le blessant de l'intérieur en gelant également le sang dans ses veines. Pris de surprise, Ulrich, qui avait défait tant d'ennemis et vaincu tant d'adversaires, s'effondra à même le plancher, s'étouffant dans son propre sang, ses cavités bouchées par le gel. Par son fils il fut tué. Liam, frappé d'effroi, prenant conscience qu'il avait assassiné son propre père et qu'on le tuerait pour cela, s'enfuit à nouveau en volant le pendentif que portait son défunt père à son cou, ainsi que quelques sous dans sa poche, pour seules richesses.

Il parvint à traverser le pont avant que qui que ce soit ne se rende compte du drame et disparu dans les montagnes, en pleine nuit, sans nourriture et sans eau. Tout portait à croire qu'il y mourrait à son tour, pourtant il survécu miraculeusement et fut trouvé par un Jarapä, un homme d'un des clans nomades des coureurs des plaines. Ce dernier, qui partait s'isoler comme chaque année pour méditer et affronter la nature, prit en pitié le garçon qu'il trouva inconscient dans la neige, épuisé et affamé. Il l'emmena avec lui et se montra bienveillant. Il le nourrit, l'abreuva et le réchauffa, en échange, il lui demanda la vérité sur ce qui lui était arrivé. Au début, le garçon menti, mais son sauveur loin d'être dupe, il fut contraint de tout lui avouer.

D'abord effrayé par de si sordides histoires, le nomade eu encore plus de peine pour le garçon et prit sur lui de l'aider et lui apprendre à survivre, à chasser et mieux encore, à se servir de son pouvoir. Car le nomade n'était pas n'importe quel Jarapä, c'était un adepte de l'eau, tout comme le garçon et le porteur d'un sage Galadrim. Secoué d'une telle chance, qui allait à contre-courant de tout ce qui avait fait sa jeune vie, le garçon se laissa instruire et passa plusieurs années au sein des Jarapäs du clan de son protecteur. Il apprit à s'habiller de fourrure, à se servir d'une épée, d'un arc et à se débrouiller dans les rudes territoires pour survivre, même dépourvu du moindre sou.

Le Jarapä lui enseigna également que le pendentif qu'il avait soustrait à son défunt père, sans doute dans l'espoir de le revendre afin de pouvoir manger, n'était pas n'importe quel bijou : c'était un artefact qui recelait un Galadrim, susceptible de nouer un pacte avec Liam. La créature divine, qui était restée silencieuse jusqu'ici, se montra peu de temps après pour lui proposer un pacte, ne lui laissant guère le temps car s'il ne se décidait pas, le Galadrim serait banni pour un siècle. Prit de court, Liam accepta et se lia avec cet être aux pouvoirs phénoménaux, comprenant alors que la toute puissance dont avait su faire preuve son père pour vaincre ses opposants n'était pas l'oeuvre de son seul talent, mais également du Galadrim.

Au cours de l'année suivante, il se familiarisa avec son nouvel ami et su de lui tout ce que son père avait fait, sa personnalité et la multitude de failles qui l'avaient caractérisé. Celui qu'il avait vu comme le roi de son monde, n'avait en réalité été qu'un homme frustré, incompétent à user de son don et qui avait rejeté toute sa médiocrité sur son propre enfant dont il avait été certain d'en conserver le contrôle. Tout cela et plus encore de ce que le Galadrim lui enseigna, ouvrit les yeux à Liam dont la faiblesse et le mal être disparaissaient pour laisser place à une grande colère et l'envie de dévorer le monde qui l'avait abandonné à son sort.

C'est pourquoi il choisit de quitter son clan adoptif pour partir à la conquête de Cranä, une nuit comme à son premier départ, sans un mot pour son bienfaiteur. Douze longues années passèrent, sans que le bienfaiteur Jarapä n'ai de nouvelles du garçon, il ne savait pas même s'il était encore envie ou le chemin qu'il avait pris. Cela changea un jour d'hiver où, en plein midi, se présenta au repaire que les nomades avaient choisi depuis plusieurs semaines, un homme bien étrange. Barbu, fort élégant qu'il était, vêtu d'un long manteau noir et d'un regard acéré.

Les gens du clan demandèrent à l'homme s'il était perdu, malgré qu'il n'ai aucun signe de fatigue ou de mal être dans ces terres montagneuses. Ce dernier se présenta alors comme étant Liam, leur lointain poulain. Les gens du clan, plus particulièrement le saveur Jarapä vieillit à présent, furent submergés de joie de voir leur protégé devenu cet homme plein de charisme et d'assurance. Le vieux Jarapä ne put s'empêcher de questionner Liam sur ses voyages et ce qu'il était devenu.

L'homme en noir lui apprit qu'il avait parcouru tout Cranä d'ouest en est, et du sud au nord, vogué sur les mers, exploré les différentes contrées et rencontré bien des peuples et des créatures parmi les innombrables qui existaient sur le continent. Le Jarapä était si content et si fier de celui qu'il avait sauvé de la morsure mortelle du froid, mais était également perturbé par ce qui émanait de cet homme qu'il était devenu. Liam lui révéla qu'il portait un autre nom dorénavant, Valérius, et qu'il était allé au-delà de l'enseignement du vieux sage à la maîtrise de l'eau. Il avait découvert et approfondi le maniement du sang, qu'il dit être une ressource bien plus fascinante et puissante. Davantage encore, il avait fait la rencontre d'un autre Galadrim, dans les terres secrètes d'Héra, qu'il était parvenu à duper en lui cachant la présence de son premier Galadrim, pour le faire se lier à son âme.

Il avait réussi à contenir deux Galadrims, deux dieux, si différents en tous points et pourtant, tous deux unis par le serment envers leur hôte, qui agissait comme un maître. Le Jarapä fut peu à peu envahi par une indicible peur, à l'écoute de toutes ces affreuses vérités et s'insurgea, ne parvenant pas à comprendre ce qui avait poussé son ancien protégé à de tels usages, de son élément comme du noble lien avec les Galadrims. Il trouvait tout cela effrayant et dangereux, mais l'homme face à lui n'était guère perturbé par cette réaction, le nomade se rendit compte alors que le garçon qu'il avait recueilli avait disparu, probablement depuis des années et que l'homme qu'il avait invité parmi les siens était un parfait inconnu muni d'un immense et terrifiant pouvoir.

Dans le plus grand des calmes, son vis à vis lui répondit qu'il s'attendait à une telle étroitesse d'esprit d'un être limité mais que cela n'avait pas d'importance : il était devenu Valérius Von Drakul, un maître de la magie du sang et un conjurateur capable de commander aux dieux, plus rien ne pouvait lui barrer la route, cependant pour s'accomplir et bâtir sa grandeur future, il devait anéantir tout ce qui avait fait son passé. Les yeux du Jarapä s’écarquillèrent et avant qu'il n'eut le temps de réagir, deux immenses Galadrims apparaissaient à ses seuls yeux et se mirent à semer la mort parmi les nomades présents avec une sauvagerie démesurée, sans distinction entre les hommes, femmes et enfants.

Le vieux Jarapä tenta de libérer son propre Galadrim pour stopper cette folie, mais il n'y parvint pas : celui-ci était scellé en son corps par la volonté de l'homme en noir, dont l'ascendant sur les dieux dépassait encore ce qu'il avait pu imaginer. Désespéré et terrassé de chagrin, il tenta cette fois d'utiliser son pouvoir pour venger les siens, là encore il fut bloqué par l'esprit de son ancien protégé, qui entrait dans le sien et réussissait à l'infester de sa sombre influence. C'est impuissant et condamné que le pauvre Japarä assista à la mort de sa famille, ses amis et tout son groupe, avant d'être lui-même happé par une mort brutale administrée des plus purs ténèbres, un visage squelettique et terne comme dernière vision.

Sa famille adoptive baignant dans une marre de sang, il restait à Valérius de se charger de sa vraie famille, pour accomplir sa revanche et réclamer le château et ses possession qui lui revenaient de droit. Le lendemain, abreuvé de puissance, il grimpa la montagne jusqu'à la demeure perchée tout en haut et dans les heures qui suivirent son arrivée au domaine, on entendit dans toute la vallée de terrifiants hurlements déchirer le vent de leurs échos macabres. Ce jour-là, tout être vivant dans le château disparu et le même sort avait ensuite été réservé aux villageois.

Depuis ce triste massacre, on dit que le château est un lieu maudit, gardé par des morts-vivants aux armures noirs, et hanté tout comme ses alentours par les fantômes des villageois tués, incapables de rejoindre l'au-delà tant leur souffrance avait été grande. Ils erraient telles des âmes en peine. Seul demeure le maître de ces lieux, celui que la légende nomme le terrible Comte Sanglant.

De tous les bandits et groupes de mercenaires avides des richesses qui pouvaient y demeurer, comme des curieux portés par l'envie d'exploration, quiconque avait traversé le pont jusqu'au château n'en revint jamais. On dit que la nuit, lorsque l'on s'approche de la montagne, on peut entendre les cris et les pleurs des victimes du sanguinaire Von Drakul qui persistent en dépit des années qui défilent.

À propos de vous

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Origine de votre avatar : devianart, j'admets être incapable de me souvenir de qui.

Depuis combien de temps fais-tu du rp ? Longtemps.

Comment as-tu connu le forum ? Par Valdemàr.

Que penses-tu de celui-ci ? Un bon concept, prometteur.

Cranä Legends © Fiche personnage
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MessageSujet: Re: Valérius Von Drakul Ven 13 Jan - 16:19
Salut !! Bienvenue sur le forum Valérius !!

Et de deux pour Aubenoire, Gaïa se remplit enfin Very Happy

Bon courage pour la suite de ta fiche, si tu as des questions hésite pas !!
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MessageSujet: Re: Valérius Von Drakul Ven 13 Jan - 19:36
Bonjour/Bonsoir et Bienvenue !

Valdemàr ramène des nobles :p
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MessageSujet: Re: Valérius Von Drakul Ven 13 Jan - 20:24
Bienvenue Valérius !
Sache que ton avatar était prévu pour un PNJ, du coup tu contrecarres tous mes plans c'est une ignominie impardonnable !
Hâte de lire ton histoire ! Cool
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MessageSujet: Re: Valérius Von Drakul Dim 15 Jan - 19:06
Salut les amis,

Pour vous prévenir que la fiche est terminée.

Comme évoqué, je n'ai pas été en détails dans l'histoire, je me laisse beaucoup de marge, surtout dans les douze années de voyage qui ont été ellipsées.

Je souhaite une validation dans les 2 heures qui suivent ce message.






Je plaisante.
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MessageSujet: Re: Valérius Von Drakul Dim 15 Jan - 20:05
Tout est bon ! Ce retour sanglant et incompréhensible est intrigant mais je suppose que les raisons sont quelque part dans ces 12 ans d'absence Cool
Tu es validé comte Valérius ! Je t'invite à aller faire ton journal de bord Wink

P.S : La prochaine fois pour être plus crédible dis : J'exige une validation dans les 2 heures qui suivent ce message., ça passera mieux ! xD
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MessageSujet: Re: Valérius Von Drakul
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