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Requête royale [PV Carlyle Vangelis]
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MessageSujet: Requête royale [PV Carlyle Vangelis] Sam 25 Fév - 12:59
Syl’Keith
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Deuxième âge de Cranä - Mortefeuille - An 158 ~ Bas-fonds de Vapöris.

Le soir tombait, mais la basse cité de Vaporïs demeurait éclairée par des néons élémentaires qui l’éclairaient d’une lueur blafarde et malsaine. Le vent soufflait fort et gémissait contre les maisons rafistolées et les arbres épars. Le bruit était un élément permanent de Vaporïs, même lorsque les bonnes gens étaient partis se coucher. Syl’Keith s’y était habituée. Elle l’avait adopté et mieux encore, apprivoisé. Les sons pouvaient être dérangeants, mais lorsqu’on était une sybilline, ils camouflaient ce que vous ne pouviez- ou vouliez- dévoiler.

Virevoltant de toits en toits, de corniches en corniches, elle s’arrêtait de temps à autres pour reprendre son souffle et observer les alentours. La ville souffrait. Sa ville. Elle n’aimait pas ce qu’elle était devenue, remplie d’automates stupides et pollués. Parfois, elle rêvait de la sortir du joug de ses oppresseurs mécaniques, de ses scientifiques démoniaques, de la transformer en ruines, afin que la nature de Lufénia puisse reprendre ses droits. Mais ce droit, d’ailleurs, Syl’ ne l’avait pas. Ou pas encore, comme elle préférait le penser. Un jour, elle trouverait une solution. Pour l’heure, elle se contentait d’apporter son aide à qui le lui demandait. Pour autant que le client ne soit pas affreusement riche.

Partir en quête de guilde ne la satisfaisait pas toujours, mais elle tenait le coup. Âcrebrume était composée des deux cités de Vaporïs, pour un mieux, pouvait-on penser. Certes, l’initiative était belle, mais Syl’ renâclait parfois à coopérer avec certaines personnes ou à mener à bien une quête, tout simplement. Âcrebrume tenait plutôt du consensus, si vous vouliez son avis. Utile, oui, mais bien trop lent pour appuyer une résistance de qualité. Enfin, elle avait appris qu’il ne fallait pas brusquer les choses et prendre son mal en patience, la clef de la réussite, racontaient les plus sages. Alors, elle attendrait. Elle avait l’éternité devant elle, ses pupilles argentées lui rappelaient sans cesse, lorsqu’elle les fixait avec curiosité dans un miroir. Quand elle était plus jeune, l’envie l’avait quelque fois tenaillée de prendre son envol pour les dunes de Dünassa, mais elle n’avait jamais osé. Un sentiment d’appartenance fort la liait à Vaporïs, pour une raison qu’elle n’était pas capable d’expliquer. Il lui semblait que toutes deux, la ville et elle-même, avaient vécu ensemble des horreurs, mais aussi d’heureux moments. Elle partageait sa vie avec sa ville, voila tout.

- Avec moi, oui.
- Tu ne peux pas être jaloux envers une ville, Sah’m, le rabroua-t-elle gentiment.
- Mais si, je peux.
- Hé bien, laisse ça de côté. On a du travail ce soir.
- Oh, je sais, Syl’. Un nouveau client à satisfaire.
- Je suis une voleuse, pas une prostituée.


Il ricana et mit fin à leur conversation mentale. Ils discutaient souvent de cette manière, ce qui l’avait déroutée au début. Maintenant elle s’y était faite, et lorsque le Galadrim ne se manifestait pas –un événement bien rare, cependant- elle se sentait terriblement seule. Jamais elle ne l’appelait elle-même, sauf en cas de pépin majeur, afin de ne pas lui avouer qu’elle avait besoin de lui. De plus, elle ne l’invoquait pas très souvent physiquement. Peut-être était-ce arrivé cinq fois en deux ans, depuis leur rencontre. Le caractère de Sah’Maël est suffisamment compliqué à gérer lorsqu’il n’est présent que mentalement, alors physiquement… Bref, la divinité avait raison, un nouveau client avait demandé la voleuse. Le rendez-vous avait lieu non loin du bâtiment de la guilde, à mi-chemin entre les deux cités. On lui avait fait savoir qu’il l’attendrait dans une bâtiment clandestin, table du fond. Un homme de haute stature, aux cheveux parsemés de gris et aux yeux verts scintillants, paraît-il.

La sybilline descendit de son perchoir urbain et posa ses pieds délicats sur le sol de Vaporïs. Elle contempla le bâtiment à l’aspect pas trop crasseux avant de pousser la porte. Une cloche signifia son arrivée et elle parcourut des yeux la salle remplie de tables et de bancs de bois. Un homme d’une carrure imposante attendait seul à une table isolée des regards indiscrets. Syl’ s’accouda au bar et, après avoir reçu sa chope d’hydromel, s’approcha d’un pas lent et réfléchi. Leurs regards se croisèrent et, certainement à cause de son attitude et sa combinaison de cuir noire, il sembla la reconnaître. La sybilline se laissa tomber sur la chaise en face de son client, but une gorgée du breuvage sucré et ajouta :

- On me demande ?
- C’est un barbu. J’aime pas les barbus.
- Commence pas.
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MessageSujet: Re: Requête royale [PV Carlyle Vangelis] Ven 3 Mar - 14:14
Carlyle Vangelis
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Lorsque Carlyle avait annoncé à ses conseillers qu’il devait s’absenter momentanément pour une affaire cruciale dont le royaume était tributaire, aucun n’avait protesté. Or, le départ du guerrier était plus nécessaire pour lui que pour son royaume. Errant dans la masse mondaine, étouffant parmi ce monde qu’il ne connaissait qu’en tant que mercenaire dans ses jeunes années à escorter des personnalités importantes, s’évader était pour lui un moyen de se recentrer. Mais sa venue à Vapöris était d’ordre politique, quand bien même l’on pouvait lui reprocher son manque d’intérêt pour la couronne. Investi dans sa quête, c’était la première fois que son cœur et son esprit lui dictaient la même chose. Le jeune roi semblait enfin comprendre son rôle. Écrasé par un héritage ancestral, hanté par des souvenirs atroces réitérant leurs assauts durant la nuit, traqué par une mélancolie névrotique, il se demandait toutefois encore comment il avait pu tenir si longtemps sur le trône sans fuir à toute hâte.

Passant dans les rues brumeuses des bas-fonds tel un spectre en haillons, les sens agités par les néons multicolores et les divers bruits suspects, il songea à ses récentes décisions. Le jour où il avait décidé de revenir à Agharta avait été pour lui un moment de soulagement. La vengeance, bien qu’atténuée par une sagesse fraîchement acquise grâce au culte de Lufénia, avait été pour lui malgré tout l’unique motivation de son retour. Retrouver son honneur et venger la mort de sa famille était l’objectif ultime de sa quête. Mais après ce coup d’épée, il y avait eu un vide, noir, profond, infini. Que faire après ? Le jeune guerrier n’avait jamais songé à la suite, malgré les paroles de Lücian, insistantes et perpétuellement raisonnables. Gouverner n’avait jamais été dans ses projets.

Revenant à la réalité en subissant de plein fouet le croassement virulent d’un corbeau s’envolant d’une gouttière, il sourit ironiquement devant cette rêverie passagère, qui avait encore plus de puissance accompagné de l’environnement poisseux et opaque des bidonvilles. Ajustant sa cape de fourrure et scrutant de manière circulaire la ruelle déserte et infestée de rats de ses yeux scintillants, il continua son chemin d’une démarche nonchalante mais sans failles. La raison de sa venue semblait le rendre impassible et tourné vers l’avenir, ce que Lücian constatait malgré son mutisme. Arrivé à un carrefour curieusement animé malgré l’ambiance délabrée, il chercha des yeux une indication. Sortant d’un pli de sa fourrure trois zils dorés, il apostropha un vieillard à l’œil espiègle et pourvu de deux bras mécaniques qui lui indiqua à l’oreille l’établissement clandestin tout en lui donnant une pièce en cuivre étrange. Remerciant d’un signe de main l’homme enjoué remontant sur sa chaise cassée, il regarda derrière lui avant de s’engouffrer dans la deuxième ruelle obscure, qui remontait vers la haute ville. Être suivi n’était pas une option envisageable.

* Tu as sollicité les talents d’une voleuse dans un endroit clandestin mais es-tu certain de pouvoir lui faire confiance ? Comprends-moi bien, la base de ta venue n’était pas de faire surgir des problèmes dans la capitale de Terra mais de trouver une personne qui te serait cruciale pour l’avenir. Depuis que nous sommes allés chez les Gardiens à Méphystö je pensais que tu n’avais qu’un seul but, le retrouver et rien d’autre. *

* J’en suis conscient, mais je dois savoir les dangers qui rôdent dans ces hautes tours technologiques. Terra est une puissance militaire effrayante. Si nous devions rentrer en guerre contre eux demain, je dois être sûr de pouvoir défendre mon royaume. Qui plus est, le peuple ici est mourant, délaissé, et je pense qu’être voleuse en ces lieux n’est certainement pas une chose immorale. Cette femme ne peut pas être mauvaise, elle volerait quoi ? Les haillons des enfants errant dans les rues ? Les pièces crasseuses des habitations ? C’est vers les riches qu’elle se tourne. Fais-moi confiance, elle ne nous trahira pas… Je l’espère. *

Arrivé à la taverne privée, Carlyle se délesta de sa pièce en cuivre pour passer devant deux gardes aussi imposants que lui aux bras mécaniques. L’endroit se révéla plus accueillant que ce à quoi il s’attendait. Parsemée de tables en métal poli, la taverne était tapissée de néons aux couleurs chaudes sur chaque parcelle de ses murs. Se dirigeant d’un pas lourd vers l’accueil, des têtes curieuses et habituées des lieux se tournèrent vers lui. Des chuchotements s’élevèrent à mesure que le guerrier passa parmi les individus. Être d’une autre contrée à Vapöris ne passait jamais inaperçu. Un ensemble très hétérogène de personnes jonchait l’endroit, à savoir des scientifiques désireux de sortir de leur quotidien, des chefs de gangs, des membres de guilde… Carlyle comprit en un seul coup d’œil qu’il était en zone neutre, pour le meilleur et pour le pire. Arrivé à l’accueil, un hôte aux lunettes mécaniques lui sourit en faisant jouer sa main ferrailleuse avec un verre. À la mâchoire carnassière, l’homme aux cheveux blancs, très bien habillé, laissa entrevoir ses dents métalliques.

« Voyez-vous ça ! Un vagabond d’une contrée voisine ! Soyez le bienvenu à La Corneille jeune homme, que puis-je faire pour vous ? »

« J’ai sollicité les services d’une femme aux talents particuliers pour une affaire... personnelle. Nous devions nous rencontrer ici. »

L’homme afficha un regard malicieux en souriant de plus belle, ce qui inquiéta Carlyle autant que faire se peut.

« Oui, oui… elle ne devrait pas tarder, je lui dirai où vous êtes, allez donc vous asseoir mon bon Monsieur ! »

S’assurant de ne pas être pris pour cible après son entrevue, Carlyle choisit une table isolée, éclairée d’un néon alimenté par un éclair jaune. Quelques minutes après, on lui servit une chope d’hydromel, au goût curieusement exquis. Scrutant la taverne, tendu face à tant de mystères, il se laissa aller et ferma les yeux. Après un instant, des pas quasiment imperceptibles se dirigèrent vers lui, en rythme avec ses propres battements de cœur. Un parfum frais et agréable lui parvint, ce qui lui fit ouvrir les yeux, non sans prendre la précaution de mettre la main au pommeau de son épée, sous la table.

La femme, séduisante, comme se devait de l’être une Sibylline, ainsi qu’aux cheveux noir de jais et au teint pâle, attira son attention dès les premiers instants du fait de ses yeux argentés. Il sourit devant tant de coïncidence et ne put contenir un air familier devant une Ysmiraï, une membre d’un peuple à qui il devait beaucoup et qui était son allié. Assez à l’aise et désinvolte dans sa démarche, il fut difficile pour Carlyle, en la voyant s’installer, d’imaginer qu’elle était la voleuse qui aurait pu le tuer sans la voix de Lücian qui l’avait averti de sa présence. Se redressant sur son siège, il analysa de ses yeux verts rapidement la jeune femme, qui d’ailleurs ne l’était peut-être pas tant que ça vu son appartenance tribale. Soupçonneux mais intrigué, il sentit en elle une force qu’il commençait à connaître, ce qui amplifia son intérêt pour celle-ci. Face à face, ils se regardèrent un moment avant que cette dernière n’ouvre la conversation.

« On me demande ? »

Carlyle sourit devant les paroles de la voleuse. Entendre le son de voix d’une personne pouvait paraître anodin, mais il donnait déjà beaucoup de détails quant à la personnalité de l’individu. Rapprochant lentement son buste de la table pour ne pas mettre sur ses gardes la voleuse, il parla d’une voix grave mais atténuée.

« Je vous remercie d’avoir répondu à ma requête. Je sais que cela n’est pour vous qu’un travail comme un autre, mais notre entrevue nécessitait un endroit sécurisé. J’irai droit au but. En tant qu’ancien mercenaire je sais ce que c’est que d’attendre des instructions. Ma venue à Vapöris est officieuse et je suis à la recherche d’un homme : un mage au teint pâle, aux cheveux blancs, muni d’une prothèse mécanique, ayant été dans les rangs des Gardiens. On m’a indiqué qu’il serait dans cette ville. C’est une personne d’importance pour moi et je vous demande de m’aider à le retrouver. Étant familière de cet endroit, je suis sûr que vous saurez m’aider. Ma deuxième requête est plus… centrée sur vos talents dirons-nous. Je désire m’infiltrer dans la haute-ville et accéder aux plans des armes et technologies développées à Vapöris. J’ai mes propres inimitiés avec l’Empire, qui est un allié de Vapöris. En voyant comment le peuple est traité ici, je pense que vous ne trouverez aucune raison de refuser ma demande ? Surtout que nous avons en commun un pouvoir que peu de silmérians possèdent... »

Sans laisser le temps à la jeune femme de répondre, il lui tendit une bourse en cuir remplie de zils dorés qui suffirait à contenter grassement pendant une année un habitant des bas-fonds. Il se leva, tendit la main à la voleuse pour sceller tout bon accord qui se respecte, et dit une dernière parole tout aussi discrètement.

« Je suis Carlyle Vangelis, roi d’Agharta. Et comment dois-je appeler la meilleure Sibylline de Vapöris ? »

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MessageSujet: Re: Requête royale [PV Carlyle Vangelis] Mar 7 Mar - 22:06
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Syl’Keith s’accouda à la table métallique, écoutant attentivement les dires et recommandations de son potentiel client. Les néons blafards éclairaient les cheveux grisonnants de l’homme, un détail qui n’avait pas échappé à la voleuse. Pourtant, son interlocuteur ne lui semblait pas beaucoup plus âgé qu’elle. Sa voix grave énonçait deux demandes particulières, auxquelles la jeune femme prêtait une oreille curieuse et prudente.

- Il possède un Galadrim, souffla Sah’Maël d’une voix sérieuse et rocailleuse.

Sa divinité personnelle savait se montrer attentive et réfléchie, bien que ce comportement fût rare. Néanmoins, Syl’ sentait une curiosité sincère naître au fond du cœur de Sah’Maël et elle sourit intérieurement. Elle commençait à le connaître. Il pouvait bien ricaner et lâcher de terribles sous-entendus d’une voix suave, le Galadrim était avant tout perdu et seul. Moins depuis qu’ils ne faisaient plus qu’un, mais la voleuse sentait au plus profond d’elle-même que sa moitié avait également besoin d’un semblable. Peut-être cette rencontre pourrait l’aider dans sa quête désespérée d’identité.

Aussi, Syl’Keith avait déjà décidé qu’elle accepterait sa mission avant même d’avoir pris connaissance de tous les détails. Et elle grinça des dents lorsque son interlocuteur se présenta. Elle buvait une chaude chope d’hydromel en compagnie du roi d’Agharta. Les riches de sa trempe, elle ne se plaisait qu’à leur dérober leurs quelques pièces d’or joliment dissimulées. Mais l’homme désirait s’en prendre à l’Empire, un ennemi commun. Elle réfléchit quelques secondes. Elle pouvait essayer de jouer double jeux. De faire « d’une pierre, deux coups » comme on dit. Aider l’homme à démanteler l’infâme Empire tout en terminant par le déposséder d’une partie de sa fortune. L’idée était plaisante et sonnait agréablement dans son esprit de pillarde professionnelle.

- Je m’appelle Syl’Keith, répondit-elle nonchalamment, en portant la chope du breuvage alcoolisé à ses lèvres rosies.

Elle ne s’était pas décidée. Pour l’heure, elle s’acquitterait de sa mission. Si l’occasion se présentait par la suite, elle la saisirait à deux mains.

La voleuse reposa délicatement sa chope vidée de moitié sur la table et hocha la tête. Lui aussi avait été informé qu’une divinité partageait son âme roublarde. Pour répondre à cette question dissimulée, elle retroussa sa manche et dévoila une partie du tatouage de Sah’Maël. Ses yeux se perdirent une fois de plus dans cet entremêlement de noir et de pourpre.

- Invoque-moi, Syl’.
- Pourquoi ?


Elle ressentait de la méfiance de la part de son Galadrim, un sentiment fort rare pour ce dernier. Décidément, ce roi le mettait dans tous ses états. Il lui répondit par un semblant d’haussement d’épaules et elle l’imagina sourire.

- Un Aetherös m’est tombé dessus il y a deux ans maintenant. Et vous ? J’aime savoir à qui j’ai affaire.
- C’est d’accord, mais je ne te dévoile pas.

Un sourire espiègle s’épanouit sur les lèvres de la divinité et Syl’ pria pour qu’elle n’ait pas commis d’erreur. Bientôt, sur la chaise à ses côtés, un homme haut et musclé apparaissait, appuyé sur le dossier de sa chaise. Il posa ses pieds sur la table, s’amusant à se balancer d’avant en arrière. Il lui lança un regard charmeur – qu’elle avait presque réussi à oublier- et passa une main dans ses cheveux déjà ébouriffés. La voleuse leva les yeux au ciel.

Reprenant une discussion physique avec Sa Majesté, elle ajouta :

- Trouver votre ami ne devrait pas être très difficile. Quant à l’Empire… C’est un ennemi que je partage avec vous. Aussi, je me ferai une joie de vous donner un coup de main.

Un sourire carnassier emplissait son visage, de même que celui de sa divinité.

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MessageSujet: Re: Requête royale [PV Carlyle Vangelis] Mar 14 Mar - 19:19
Carlyle Vangelis
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La voleuse semblait évoluer dans son élément. Très à l’aise dans ce bar tendancieux, elle se mit en face du guerrier. Après avoir dit son nom et demandé quelques renseignements de courtoisie, elle accepta la mission en révélant son inimitié envers l’Empire ; chose qui ne surprit aucunement Carlyle, parfaitement conscient des problèmes préoccupant les Ysmiraï.

Lavé de toute inquiétude concernant les possibles difficultés pour mener à bien sa quête en compagnie de la sibylline, il afficha une mine amicale, évidemment chimérique, afin de laisser le champ libre à d’éventuels vices de la part de cette dernière, soigneusement enfouis pour le moment. Tout comme l’avait précisé Lücian, Syl'Keith était une voleuse et une hôte, d’un galadrim pour le moins étrange. Après avoir remarqué le dieu, Carlyle toisa ce dernier de haut en bas de ses prunelles d’émeraude d’un air imperturbable, en se gardant bien d’énumérer à sa déesse son comportement troublant.

* Il est…étrange… *
* Soit il te provoque, soit tu lui plais. C’est ridicule. *

L’attitude de la combattante immaculée le fit sourire. Se rasseyant doucement après avoir tendu sa bourse de zils, il regarda la silmériane en fixant ses yeux pâles et laiteux. Un scintillement furtif surgit de sa poitrine subitement pour éclater en centaines de poussières dorées. Invisible aux yeux des silmérians attablés aux alentours, Lücian se présenta, surplombant la table de sa grâce. Les yeux fermés et ses douces mains posées sur ses jambes, elle s’assit aux côtés de Carlyle jusqu’à lui toucher l’épaule gauche. Étonné par ce geste, l’hôte haussa gentiment les sourcils comme s’il revenait d’une rapide rêverie. Il ne s’y était pas attendu. Cette proximité laissait entendre deux choses : elle montrait son allégeance et sa protection ; elle assumait pleinement son rôle de compagne divine tout comme l’avait montré ce galadrim espiègle. Cette réponse face à la voleuse rendit Carlyle mutique et agréablement surpris.

* Il ne s’agit pas de faire étalage de nos pouvoirs tu sais. *
* Je sais. Mais elle a voulu jouer carte sur table, alors j’ai fait de même. *

Carlyle redirigea son regard perçant vers l’énigmatique voleuse tout en oscillant ses yeux de la maîtresse à son galadrim.

« Voici l’Ërendyl qui m’accompagne depuis maintenant vingt années. Inutile de nous cacher ce que nous sommes après tout. Il aurait été bien futile de vouloir le dissimuler tant nos auras résonnent en présence l’une de l’autre. J’espère cependant que cette particularité commune ne créera pas de troubles dans notre collaboration, d’autant qu’il est appréciable que vous entreteniez une certaine animosité envers l’Empire. Toutefois, et vu manifestement nos points communs, je ne saurai que trop vous conseiller de ne pas attenter à la pérennité de notre entente par quelque moyen que ce soit. Vous êtes une sibylline et moi un guerrier. Chacun est compétent dans son domaine, mais ce que vous avez peut-être planifié de faire en aval de notre accord, d’une manière fort bien subtile je l’imagine, ne saurait être recommandé si vous voulez continuer votre vie sans heurts. Il serait regrettable d’avoir à vous faire du mal pour une histoire de gourmandise, surtout en tenant compte du peu de zils qu’il me reste en poches. »

Après avoir terminé cette mise au point grandement recommandée par Lücian, Carlyle sourit pour détendre l’atmosphère. Il se rapprocha de la table en bougeant son buste et fixa Syl'Keith d’un regard monotone et curieux.

« Vous êtes bien loin de chez vous pour une Ysmiraï. Je ne savais pas que les aînés de Dünassa avaient pris pour habitude de congédier les leurs ou de les laisser partir voir le monde si jeunes… cela dit vous êtes peut-être bien plus âgée que ce que votre joli visage ne laisse entrevoir. Veuillez m’excuser mais vous me rappelez une période de ma vie pas si lointaine. »

Tout en scrutant les alentours en conversant avec la jeune femme, Carlyle sentit l’atmosphère se dégrader en voyant huit hommes entrer dans La Corneille. Plutôt détendus, les invités se tinrent tous sur leurs gardes en regardant passer ces silmérians aux habits en tissu noir. Silencieux, à l’allure mécanique, ils semblaient venir des bas-fonds. La plupart arboraient des cicatrices sur tout leur visage, sûrement héritées de rixes sanglantes, ou bien découlant de pratiques tribales penchées sur la scarification.

* J’opterai pour la première hypothèse. *

Se redressant et s’étirant de tout son long en faisant craquer ses os engourdis par le voyage et l’attente, Carlyle contrôla Daïnslef par la pensée en la faisant tournoyer autour de lui et mit la main à Béliade tout  en se levant d’un grognement mêlant curieusement nonchalance et contentement. Malgré leur expérience visible du combat, les hommes de l’ombre s'arrêtèrent subitement en voyant le guerrier se lever lentement dans une posture offensive avec une épée runique errer en scintillant autour de lui d’un son hypnotique. L’un d’eux, probablement le porte-parole, se détacha du petit groupe armé de pistolets à vapeur. D’un pas assuré, en gardant la main sur sa dague dissimulée sous sa manche, il marcha tel un félin vers les deux individus. Très différent des autres, il semblait venir d’ailleurs. L’œil dénué d’émotions, le teint pâle, les cheveux longs et noir de jais, il s’exprima d’une voix hypocrite et douce.

« Je vous prierai, cher Monsieur, de ranger ces armes. L’heure n’est pas à la boucherie, restons courtois. »

* L’habit pourpre et cette démarche similaire à Syl'Keith, sans compter la dague qu’il dissimule sous sa manche… *
* Un assassin d’Agrima ? *
* Soit Agharta est espionnée et on a su pour mon départ, soit… *
* ...on ne vient pas pour toi. *

« Que vient faire un Sicaire de Rougelame dans un endroit si animé ? Je vous croyais encore plus agoraphobes que ces vide-bourses de Clédombre, ou plus lâches ? » dit-il tout en s’accordant un rapide coup d’œil à son associée pour déceler une quelconque réaction face à cette pique acerbe et gratuite.

« Oh, un connaisseur ! Voyez-vous, l’institution se doit d’évoluer. L’Art de couper la gorge dans l’ombre devient démodé. Le temps où nous faisions étalage de nos compétences en toute simplicité n’est plus. J’opte pour une façon plus spectaculaire de faire mon travail, et qui plus est, mon mandataire souhaitait montrer l’exemple en faisant tuer un des déchets de la ville dans le cœur même du bâtiment où l’amnistie est installée entre chaque ennemi. En voyant votre allure, je dirais que vous n’êtes pas inconnu du milieu… un ancien soldat peut-être ? ou un mercenaire devenu richissime ? On a déjà dû vous employer pour assassiner j’imagine. »

« J’ai plus tué des vôtres que je n’ai assassiné à dire vrai, non sans un certain plaisir au passage. Auriez-vous l’obligeance de révéler pour qui vous venez avant que nous ne commencions ? »

Ne bougeant pas d’un pouce, le Sicaire sourit de toutes ses dents avant de tourner son regard lentement vers la jeune silmériane, encore assise.

« La confrérie de Rougelame vous salue, Syl’Keith de Vapöris. Ceux de Clédombre vont regretter la perte d’une membre délocalisée aussi talentueuse que vous. Toutefois, n’y voyez pas la marque de représailles quelconques muent par l’éternelle rivalité entre nos deux confréries. Il n’y a rien de personnel, je ne fais que mon travail, et mon employeur, dont je tairai le nom, souhaite grandement voir votre tête sur un plateau… pour le bien de la cité évidemment. »

Les mains sur leurs armes métalliques, les soldats, probablement tout droit sortis des brigades spéciales, se mirent en joug. Le sicaire fit apparaître sa dague scintillante de sa manche tout en attrapant dans l’autre main un grappin à cordes muni de pointes marquées par le sang malgré le nettoyage. Concentré, Carlyle plongea son regard dans celui de Syl’Keith.

« Je vous le laisse. »

En une seconde, le guerrier souleva la table afin d’échapper aux tirs des soldats et protéger la silmériane. Alors que ces derniers rechargeaient, il bondit violemment et bouscula l’assassin qui passa par la fenêtre non sans enfoncer au passage méthodiquement sa dague dans le ventre du guerrier, qui ne sentit rien. Attisé par le combat, il se dirigea vers les soldats maintenant armés pour le corps à corps. Il se retourna vers la voleuse et cria.

« Vous ne pourrez trouver aucune quiétude tant qu'il vous traquera : tuez-le ! »

Après avoir provoqué les soldats en transperçant le premier venu jusqu'à un mur pour lui exploser le crâne en morceaux à l'aide de son protège-coudes, il attira les quatre autres dans le fond de la salle, éclairée par des néons rougeoyants. Une ambiance parfaite pour un tempérament sanguinaire.

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MessageSujet: Re: Requête royale [PV Carlyle Vangelis] Jeu 23 Mar - 22:32
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D’étranges scintillements dorés apparurent soudainement dans l’air et la voleuse dût plisser les yeux pour distinguer une forme brillante. D’un geste vif, elle avait posé sa main droite à sa hanche, où une dague acérée était accrochée d’une attache de cuir. Sah’Maël s’était redressé sur sa chaise, ramenant ses longues jambes sous la table, il s’accouda à la table métallique. La tête posée sur ses mains croisées, un sourire espiègle se dessina sur ses lèvres rouges.

Syl’Keith observait la nouvelle arrivante avec admiration. Une aura incroyable se dégageait de cette dame et un sentiment de respect envahit la voleuse. Elle qui s’était méfiée au départ, était maintenant sous le charme.

- Pourquoi j’ai pas hérité d’un tel Galadrim ?
- Parce que je suis cent fois mieux. Regarde-là, comme elle se tient bien droite. Elle respire l’ennui et la sagesse à plein nez. Pas mon style.

Syl’ ne renchérit pas. Elle fixait attentivement son client royal. L’homme semblait être surpris de l’arrivée de sa divinité personnelle, comme s’il n’avait pas décidé qu’elle apparaisse. Un seul regard suffisait à comprendre que ces deux-là étaient liés profondément. Au fond d’elle, Syl’Keith espérait que l’union qu’elle entretenait avec Sah’Maël était tout aussi puissante. Ou du moins, qu’elle le deviendrait. À entendre Carlyle, ils étaient liés depuis une vingtaine d’années. L’homme avait reçu son Galadrim lorsqu’il n’était qu’un enfant, peut-être ce dernier- ou plutôt cette dernière- appartenait à leur famille royale.

D’un parler franc, il la mit en garde contre une éventuelle trahison de sa part, ce qui la fit sourire. Bien sûr, l’homme avait été bien informé, et il aurait fallu être sot pour ne pas se méfier d’une sybilline de Vaporïs. Leur travail pouvait se révéler être à double tranchant. Quand on les engageait, on ne savait jamais à quoi s’attendre. Néanmoins, la voleuse ne releva pas. Cette décision, elle la prendrait plus tard, qu’il la mette en garde ou non, cela n’y changerait rien. Elle était invincible, qu’il soit roi ou non.

- Je n’ai pas vécu à Dünassa. Vous avez l’air de connaître mon peuple ? Je ne vous apprendrai rien, dans ce cas, en évoquant la loi de l’enfant unique. Du moins, j’imagine que c’est ce qui m’a amené dans un orphelinat de cette cité, lorsque je n’étais qu’un nourrisson. Mes prunelles me trahissent, mais mon cœur appartient à Vaporïs.

Syl’Keith avait répondu spontanément. Cacher ses origines était bien inutile, compte tenu de son physique, mais elle aimait rappeler à quiconque le lui demandait pour quelle ville, quelle cité elle combattait. Certaines personnes ne comprenaient pas son choix, pour quelle raison ne partait-elle pas à la recherche de sa famille. Mais dans quel but aurait-elle agit de la sorte ? Pour l’heure, elle avait suffisamment d’affaires à régler dans les cités de Terra.

L’ambiance changea brusquement lorsque Carlyle se leva dans un grognement sourd en dégainant ses armes magiques. D’un même mouvement, Sah’Maël s’était retourné vers le groupe des nouveaux arrivants.

- Huit proies pour moi, fit-il à Syl’Keith dans un murmure mental.

La voleuse passa une main devant son Galadrim afin qu’il reste en place. Au même moment, le chef de la petite troupe prit la parole. Syl’ n’appréciait pas du tout le timbre de sa voix. Et Sah’m non plus. Elle l’entendait rugir intérieurement. C’était un sybillin, lui aussi, pourtant elle ne le connaissait pas. Carlyle les provoqua. La voleuse croisa ses bras minces sur sa poitrine et afficha une mine satisfaite. Elle agirait en temps et en heures.

L’appellation du roi la surprit et elle détailla avec plus d’attention le groupe qui lui faisait face. Des hommes de Gaïa, ici ? Elle avait entendu parler de ces assassins et pilleurs sans foi ni loi qui sévissaient dans les pauvres ruelles de la ville basse d’Agrima. Ils avaient beau partager les mêmes techniques d’infiltrations, de furtivité et de coups en douce, elle ne cautionnait pas leurs actes. Vu l’origine de ces malandrins, Syl’Keith avait pensé – à juste titre- que les hommes étaient venus pour son nouveau client. Pourtant, lorsqu’il plongea son regard glacial dans ses prunelles grises, elle sut qu’elle s’était trompée. Un contrat sur sa tête de la part d’une confrérie ennemie ? Devait-elle s’en réjouir ?

- Tu t’en réjouiras quand je t’aurais apporté leurs têtes arrachées de mes mains.
- Sah’m…


Elle n’eut pas le temps d’ajouter quoi que ce soit. Carlyle avait décidé de passer à l’action, un combat sanglant dont elle se serait bien passée. En une demi-seconde, elle et son Galadrim furent protégés par la table tombée à la verticale. Le combat faisait rage entre les membres de Rougelame et du guerrier. Celui-ci défenestra violemment le chef du groupe, avant d’ordonner à la voleuse de l’achever.

- Mais je ne peux pas le tuer.
- Moi si.
- Sah’m !

Trop tard. Sa divinité avait sauté par la fenêtre brisée en quelques enjambées seulement. Syl’Keith se mit à sa poursuite et le rejoignit le plus rapidement possible. Elle le trouva une main sur la gorge du sybillin tandis qu’une flamme noire dansait entre ses doigts fins. Un sourire mauvais éclairait son visage sombre.

- Tu savais que j’étais une hôte ?

L’homme était incapable de répondre, sa gorge étant broyée par la poigne de fer du Galadrim. Syl’Keith le fit apparaître aux yeux de tous. L’assassin, s’il était déjà paniqué depuis quelques secondes, était maintenant complètement désemparé. Même s’il survivait à cet affrontement, il ne serait plus le même.

- Une chance que la nuit… soit tombée, rugit Sah’Maël en appliquant une petite flamme de jais sur l’œil droit du voleur.

Il hurla. Du sang poisseux dégoulina de sa pupille, glissant en un sillon épais le long de sa joue et de son menton.

- Laisse-le en vie, j’ai besoin de savoir qui est son informateur.

En réalité, elle s’en fichait. Elle ne voulait pas que son ami divin s’enfonce encore un peu plus dans les ténèbres. Elle voulait lui démontrer un peu plus chaque jour qu’il était quelqu’un de bien. Le laisser tuer- et torturer- quelqu’un ne l’aiderait pas à lui prouver. Syl’Keith voyait les bras de Sah’Maël trembler. Son argument n’était pas trop mauvais et elle était parvenue à le ralentir dans son futur assassinat. Elle frappa du pied droit le sol et une onde de choc résonna sous la terre. Le Galadrim perdit l’équilibre et lâcha sa proie qui tomba lourdement sur le sol. La sybilline se positionna entre les deux adversaires et attrapa son ennemi par le col de sa blouse de cuir.

- Réponds. Car lui, dit-elle en désignant Sah’Maël du menton, n’est pas du genre patient.



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